vendredi 31 octobre 2008
Une partie de campagne
Depardon filme longuement, tranquillement, ces vieux paysans qui n'ont jamais quitté la ferme familiale et qui, vieillissant, n'en pourront bientôt plus, mais aussi ces jeunes femmes qui ont choisi de venir vivre dans des hameaux dont leurs familles sont le plus souvent les seuls habitants, et qui tentent de s'y faire une place. La Vie Moderne est un film triste et beau, comme disait Verlaine : à la fois extrêmement poétique et profondément poignant.
jeudi 30 octobre 2008
dans les bacs

Alors voilà : puisqu'il n'y a plus aucun secret sur mon identité complète, je me fais de la pub : le disque dont j'ai parlé à plusieurs reprises ici va sortir le 20 novembre.
jeudi 23 octobre 2008
l'enfer, le vrai...
Toute la journée, j'entends donc quelqu'un travailler et, tout le monde le sait, c'est un enfer : les mêmes passages toujours répétés, l'impossibilité totale de couper le son... et aussi de se concentrer à côté pour mon propre travail.
Ma seule espérance, c'est que ce pianiste ne soit que de passage dans l'appartement du violoniste, avec qui j'ai l'impression qu'il joue, peut-être pour préparer un récital ? sinon, ça va être dur d'habiter ici...
mercredi 22 octobre 2008
much better
vendredi 17 octobre 2008
ça continue encore et encore
Mais j'ai réentendu une info qui m'a fait sauter de ma chaise ce soir : on a décidé de fusionner Assedic et ANPE et de créer un Pôle Emploi. Très bien - j'imagine les ministres se demandant comment on pourrait bien appeler ça, et se décidant pour "pôle emploi", parce que ça semble couler de source et parce que c'est bien. Que nenni : c'est une agence de comm qui, pour la modique somme de 135 000 euro (135 000 euro !), a pondu ce nom.
Aujourd'hui, c'est la Journée du Refus de la Misère.
Y'a des jours comme ça...
Et, dans les même infos, j'entends des reportages pour la Journée contre la Misère : des pauvres gens qui se font sortir de leurs logements et qui dorment dehors...
Y'a des jours comme ça, où on voudrait ne pas sortir la tête de sa coquille...
jeudi 16 octobre 2008
pauvre petit vieux
J'ai 32 ans, et je crois que c'est la première fois qu'on me dit que je suis vieux. Ça me blesse terriblement.
mardi 14 octobre 2008
bien bel ami !
Je l'ai déjà dit : je vis avec le livre, avec l'objet livre, une passion quasi charnelle.
J'aime être attiré par un livre, le prendre dans mes mains, regarder son dos, l'ouvrir enfin, avoir envie de poser mes doigts sur ses pages et de me plonger dedans - un vrai acte sensuel, vous dis-je... Je crois, tout bien réfléchi, que j'aime presqu'autant ça que la lecture (trop longue, souvent : non que je m'y ennuie, mais il y a tellement d'autres livres que je voudrais lire aussi que le combat est sans espoir, il restera toujours un livre que je voudrais lire mais que je ne lirai pas...) - et, lorsque j'ai longtemps désiré un livre, que je suis retourné le voir plusieurs fois, que je me suis fait envie tellement fort : c'est un moment fantastique de l'avoir enfin - pour le plus souvent attendre de le lire !
J'ai enfin complété ma collection des contes de Maupassant (ces textes tellement courts et géniaux), dans la complète et attirante édition de La Pochothèque, et je suis comme un gamin au pied du sapin, impatient de les ouvrir mais tellement content de les regarder...
Contes de Guy de Maupassant en trois volumes :
Contes Parisiens
Contes Normands
Contes cruels et fantastiques
Le Livre de Poche, collection La Pochothèque ; 19, 20 & 22 euro.
dimanche 12 octobre 2008
l'enfer
J'ai aussi entendu, pour la première fois ce matin, quelqu'un monter des gammes au piano. C'est dimanche faut dire.
Ça y est, c'est l'envahissement - manque plus que je chante pour transformer le lieu en boîte à musiques. Ce billet est dédié à mes voisins non musiciens...
samedi 11 octobre 2008
empreinte écologique
Alors quel ne fut pas mon choc, la semaine dernière, de me retrouver logé dans un hôtel 5 étoiles, au Portugal. Choc parce qu'à une époque où on parle beaucoup d'environnement, d'économies d'énergie et de survie de l'espèce humaine, à terme - cette installation, flambant neuve (ils en étaient aux derniers coups de pinceaux dans les couloirs même de l'hôtel...), est tout simplement un gouffre énergétique de première classe : pas une seule ampoule à économie d'énergie mais toutes les lampes allumées dans les halls, même en plein jour ; des serviettes de toilette changées deux fois par jour ; et puis un luxe infini de détails tellement gourmands en énergie.
Oui : ça me choque qu'on puisse encore aujourd'hui construire de telles installations.