Les pharmaciens ont fait imprimer cette pub, placardée grand format dans les officines et les journaux il y a un mois environ, pour répondre à une proposition de Michel-Edouard Leclerc de vendre des médicaments dans ses grandes surfaces pour que se soigner ne soit "pas un luxe". D'où lever de boucliers et tout le reste...
Moi qui ai beaucoup cotisé côté maladie ces derniers temps (pour ceux qui débarquent : gale et trachéite, toujours pas totalement partie d'ailleurs...), j'ai constaté que se soigner est déjà un luxe : le traitement antiparasitaire est par exemple entièrement à la charge du patient (et hop, plus de 75 euro parce qu'il a fallu recommencer deux fois...) - et dieu sait que quand on a la gale, se soigner n'est pas du confort. Parce qu'il m'avait semblé qu'étaient déremboursées les médications de confort uniquement.
Et puis moi qui essaie de faire passer cette putain de trachéite, à chaque fois que je vais chez l'ORL (outre le dépassement, of course, merci bien), je reviens avec une ordonnance sur laquelle j'ai toujours au moins quinze ou vingt euro à payer. Loue-t-on une machine pour traiter par aérosols (les chanteurs comprendront) ? pouf, dix euro à payer (encore que pas dans toutes les pharmacies, mais on n'a pas su m'expliquer pourquoi...). Prend-on un anti-inflammatoire léger (j'entends : qui ne soit pas de la cortisone...) ? pouf, dix autres euro. Prend-on un traitement immuno-stimulant ? pour, encore trente euro qui partent.
Depuis deux mois j'ai dû en être pour 200 euro de ma poche. Alors je suis en mesure de clamer que oui : se soigner en France est déjà un luxe...