En rentrant de mon supermarché, avec de quoi faire un pâté aux prunes pour Olivier qui adore ça, il pleut devant ma porte (et seulement devant ma porte), j'entends "moteur action" puis tout de suite "coupez, on n'a pas de son". J'en profite donc pour me glisser chez moi, avec la permission d'un technicien (qui s'est ensuite fait engueuler, le pauvre : "on laisse entrer personne - mais il habite là" - de toute façon, s'il m'avait obligé à rester dehors c'est moi qui l'aurais engueulé, le pauvre !) - et je me retrouve nez à nez avec Elsa Zylberstein, qui j'avais tellement adoré dans le film de Philippe Claudel.
lundi 15 septembre 2008
mon cinoche
En rentrant de mon supermarché, avec de quoi faire un pâté aux prunes pour Olivier qui adore ça, il pleut devant ma porte (et seulement devant ma porte), j'entends "moteur action" puis tout de suite "coupez, on n'a pas de son". J'en profite donc pour me glisser chez moi, avec la permission d'un technicien (qui s'est ensuite fait engueuler, le pauvre : "on laisse entrer personne - mais il habite là" - de toute façon, s'il m'avait obligé à rester dehors c'est moi qui l'aurais engueulé, le pauvre !) - et je me retrouve nez à nez avec Elsa Zylberstein, qui j'avais tellement adoré dans le film de Philippe Claudel.
dimanche 14 septembre 2008
jeudi 11 septembre 2008
nine eleven
Ben c'est simple : j'étais dans les rayons d'un magasin de partitions, rue de Rome à Paris. J'entends la vendeuse parlant avec un client : "oui, il paraît que des avions se sont écrasés dans les tours du World Trade Center". Je sors de mon portefeuille mon billet d'entrée pour le WTC, quelques mois avant (j'y étais monté le 10 février, pour mon premier passage à New-York, au cours d'une tournée où on chantait, justement, Actéon), et je sors du magasin : trois quarts d'heure de métro pour me retrouver, comme des millions de personnes, devant ma télé à regarder jusqu'à satiété les images des avions explosant ou des tours s'affaissant.
Un mois plus tard, tout juste, j'étais de nouveau à New York, devant Ground Zero fumant encore, entouré de gens qui pleuraient (l'image de ce vieux monsieur pleurant tout seul, derrière moi, n'est pas prêt de s'effacer de ma mémoire). Il meurt des milliers de gens chaque mois dans des attentats en Irak ou au Pakistan, et c'est ceux-là qui me marquent le plus : pourquoi ?
mercredi 10 septembre 2008
prise 277
alors là c'est la bonne - en tout cas c'est la dernière : le montage final de ces quelque 50 secondes de musique sera un savant mélange de toutes ces prises, et des trois ou quatre autres faites avant que je ne commence à filmer - une note (une note !) de cette prise, deux mesures, de celle-là, et trois de cette autre.
Voilà : c'est ça la réalité, pas glamour du tout, de l'enregistrement de disques : refaire, encore et encore, et ne pas savoir ce qui sera dans le disque, parce qu'on n'est pas au montage au moment du choix des prises...
Normalement, ce duo enchaîne sur un choeur - qui n'est pas présent au moment de l'enregistrement : il a été enregistré la veille et, au montage, on n'y verra que du feu !... moi, maintenant, pour me souvenir de toutes ces galipettes faites au moment de l'enregistrement (on enregistre la page 4 avant le 1, puis la 2 et la 5, et enfin la 3, mais seulement le lendemain, parce qu'il n'y a pas de choeur, par exemple...), je garde les plannings d'enregistrement...
prise 276
prise 275
mardi 9 septembre 2008
"Ciel, je suis découvert !"
C'était un secret de pacotille, mais le commentaire de monsieur Mambrino sur ma dernière note m'oute totalement : apparemment, tout le monde sait mon prénom (bien sûr, je le donne !) et mon nom... Secret de pacotille parce que monsieur LeHérisson avait levé il y a plusieurs mois un bout du voile, dieu et lui-même savent comment - monsieur Le Hérisson en avait parlé à monsieur Joss, qui lui-même en avait parlé à monsieur Andesmas qui m'en avait parlé.
Bref : je savais que j'avais été découvert. Mais là, par un inconnu qui, tombant sur ma chronique sur Bassani, se rend compte qu'il m'a entendu en concert, c'est tout de même surprenant. Comme quoi on n'est jamais très bien caché, même derrière son petit doigt.
Boh - rien de très grave, je ne dis ou ne fais rien ici qui soit prohibé ou qui puisse porter atteinte à quiconque dans ma profession, alors...


